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Législation

Vendre de l’or en 2026 : pourquoi
votre carte d’identité est nécessaire

La vente d’or suit des règles précises d’identification, d’enregistrement et de paiement. Aucune raison de s’inquiéter, mais bon à savoir à l’avance.

7 min de lecture Mis à jour le 19 juin 2026 Rédaction De Munter
DE MUNTER · ACTUALITÉS Législation

Qui vend son vieil or remarque qu’un acheteur fiable demande toujours une carte d’identité. Ce n’est pas une tracasserie administrative, mais une obligation légale. Dans cet article, nous expliquons d’où viennent ces règles et ce qu’elles signifient pour vous, le vendeur.

Pourquoi l’obligation d’identification existe

Les négociants en métaux précieux relèvent de deux types de règles : la législation anti-blanchiment et l’arrêté royal du 24 mai 2011 sur l’achat de métaux anciens. Ensemble, elles doivent empêcher que de l’or volé ou d’origine criminelle ne disparaisse discrètement dans le circuit commercial. C’est pourquoi un acheteur est tenu de consigner l’identité du vendeur et d’enregistrer chaque achat.

Pour vous, vendeur honnête, c’est justement rassurant : cela montre que vous traitez avec une partie professionnelle et contrôlable, et non avec un arrangement de coulisses qui soulèvera des questions plus tard.

Ce que la loi demande concrètement

Les grandes lignes sont fixées depuis des années, mais le contrôle se resserre. Concrètement, tenez compte de ceci :

  • Carte d’identité ou passeport. Un acheteur correct demande votre pièce d’identité et note nom, prénom et date de naissance. Sans identification, l’achat ne peut pas avoir lieu.
  • Enregistrement de chaque transaction. L’acheteur tient un registre de ce qu’il achète, à qui et à quel prix. Les acheteurs de métaux précieux doivent d’ailleurs s’inscrire eux-mêmes par voie électronique auprès des autorités.
  • Paiement en espèces limité. Pour l’achat d’or auprès de particuliers, l’argent liquide est fortement restreint par la loi. L’essentiel est payé par virement, pour que le paiement reste traçable et sûr.

2011 depuis l’arrêté royal de cette année-là, chaque achat de métaux anciens doit être identifié et enregistré.

Pourquoi c’est aussi à votre avantage

L’enregistrement rend l’origine de l’or démontrable. Si une question surgit un jour à propos d’une pièce, le registre montre que vous l’avez vendue proprement et ouvertement. Le système vise précisément à repérer plus vite le commerce de bijoux volés et à contrer le blanchiment d’argent criminel. Un vendeur aux intentions honnêtes n’y trouve que des avantages.

Et en cas de succession ?

Si vous vendez de l’or issu d’une succession, tout est en ordre tant que vous pouvez vous identifier. Pour des pièces plus importantes ou particulières, un acte d’hérédité peut être utile, mais pour des bijoux ordinaires votre carte d’identité suffit. Vous ne savez pas quoi apporter ? Demandez-le sans hésiter à l’avance, vous saurez précisément à quoi vous en tenir.

En résumé

Les règles d’identification, d’enregistrement et de paiement existent pour vous protéger. Un estimateur attitré, un prix transparent et un enregistrement propre vont de pair. Apportez donc votre carte d’identité, et le reste se déroule sans accroc.

Les notions expliquées

Questions fréquentes

Une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit. L’acheteur peut ainsi effectuer l’identification légalement obligatoire. Pour une succession, il est parfois utile d’avoir aussi un acte d’hérédité sous la main.

Un acheteur professionnel note vos données à chaque achat, et la carte d’identité est de toute façon requise dès qu’un paiement en espèces atteint 500 euros. En pratique, un commerçant correct demande toujours votre pièce d’identité.

De façon limitée seulement. Pour l’achat d’or auprès de particuliers, le paiement en espèces est fortement restreint par la loi. La majeure partie passe par virement. Cela vous protège autant que l’acheteur.

Oui, l’acheteur tient un registre comme la loi le prescrit. Ces données servent uniquement à rendre l’origine de l’or démontrable et sont traitées de manière confidentielle.


Sources
  1. Arrêté royal du 24 mai 2011, identification et enregistrement lors de l’achat de métaux anciens
  2. SPF Économie, lignes directrices pour les bijoutiers et négociants en métaux précieux
  3. Banque nationale de Belgique, limitation de l’usage des espèces (anti-blanchiment)

Ce texte est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal ou financier. Pour votre situation personnelle, consultez de préférence votre comptable. Les cours sont indicatifs et peuvent changer chaque jour.

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